Le caucus coop s’intéresse aux innovations dans les énergies renouvelables

30 avril 2015

Le caucus multipartite sur les coopératives s’est réuni pour la huitième fois le 23 avril. La rencontre s’est intéressée aux coopératives œuvrant dans le domaine des énergies renouvelables et leur adaptation aux changements climatiques.

Mme Hélène Leblanc a présidé cette réunion durant laquelle quatre coopératives ont eu la possibilité de donner un aperçu de leurs activités et des défis qu’elles rencontrent. M. Bertrand Fouss directeur stratégique de Coop Carbone, M. James Law, directeur de TREC Renewable Energy Co-operative, M. Yuill Herbert, directeur de Sustainability Solutions Group ainsi que M. John Kilpatrick et Mme Deanna Leaman, respectivement vice-président et membre de EnerGreen Builders Co-op ont assuré les présentations.

M. Fouss a expliqué que Coop Carbone a résulté d’un effort conjoint de quatre organisatrions : le Mouvement Desjardins, la Coop fédérée, le Centre d’excellence en efficacité énergétique et l’Association québécoise pour la maîtrise de l’énergie. Coop Carbone offre la possibilité de bénéficier des opportunités offertes par le marché du carbone en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. En travaillant étroitement avec les distributeurs de carburant, ils les aident à se conformer aux réglementations en créant des projets de réduction d’émission de GES et leur offre des ristournes sous forme de droits d’émission.

M. Law a parlé des projets Community Power de TREC. Il s’agit de projets de production d’énergie qui sont contrôlés par les communautés et que TREC développe. Ainsi la communauté bénéficie de ristournes à trois niveaux différents, social, économique et environnemental. M. Law a précisé que la législation et les incitatifs mis en place en Ontario, donnent la possibilité de développer ce genre de projets. Il a notamment cité le programme de tarifs de rachat garantis et le fait que des contrats sont réservés aux coops et aux collectivités. D’autre part il a souligné que la difficulté d’accès au capital et l’instabilité au niveau du gouvernement constituent des difficultés auxquelles ils font face. Il a également indiqué que SolarShare, un projet TREC, est aujourd’hui la coop solaire la plus importante au Canada.

M. Herbert a décrit Sustainability Solutions Group en tant que leader dans les services conseil en durabilité. L’entrerpise a participé à l’introduction des concepts LEED (Leadership en énergie et design) au Canada et collabore avec des dizaines de villes à travers le Canada afin de les aider à élaborer des plans et des stratégies d’engagement communautaire. SSG a élaboré un modèle de développement futur pour les centre-villes qui pourrait permettre aux communautés de réduire 26% desémissions de GES et des analyses qui prévoient un cheminement permettant d’en réduire entre 50 et 80 %.

EnerGreen est une coopérative de travail de dix membres-propriétaires qui se spéciale dans la conception et la construction de maisons solaires passives, ainsi que faire des réaménagements éconergétiques efficaces. M. Kilpatrick et Mme Leaman ont expliqué que les techniques de bâtiments utilisés permettent d’assurer jusqu’à 50 % des besoins en chauffage. Selon eux l’éducation des propriétaires immobiliers sur les avantages de leurs techniques est un mandat important pour EnerGreen, vu que le public semble manquer d’informations à ce sujet. Ils considèrent qu’instituer un programme incitatif à long terme pour les nouvelles constructions et maisons existantes se traduirait par un abaissement des émissions de carbone et donc une atténuation du changement climatique.

Les discussions qui ont suivi les présentations ont eu pour thème les programmes incitatifs et les coûts. Tous les conférenciers se sont accordés pour dire que le gouvernement fédéral doit faire plus d’effort en s’engageant dans des partenariats avec les coops et en créant des conditions plus encourageantes pour le développement de tels projets. L’idée d’une organisation sans lien de dépendance (arms length organization) a été avancée par SSG dans le but d’offrir des incitatifs à réduire les émissions de GES.  Concernant les possibilités de collaboration avec les coopératives d’habitation, elles seraient limitées par les coûts et par le fait que ce soit une économie d’échelle.